Samedi 21 novembre 2009

Jean-Philippe MICHEL prépare l'arrivée de l'EFM en Corse du 7 au 10 décembre. Il sera en entrevue avec la Chambre de commerce gestionnaire de l'aéroport de Figari et les élus locaux. Il présentera la modélisation de la Base de l'E.F.M réalisée par Studio Architecture dès son retour de Corse. A noter que le patron de l'E.F.M était présent lundi dernier (16 novembre) à l'Institut du Monde Arabe avec Fadwa et Lina (deux jeunes futurs pilotes présélectionnées) pour fêter l'anniversaire de la Déclaration d'indépendance de l'Etat de Palestine.

Notre équipe s'agrandit...
Marie JULLIARD, photographe émérite, intègre l'EFM. Nous lui souhaitons la bienvenue.

Ambassade de Syrie

Comme prévu, nous avons eu une entrevue avec Mme Lamia CHAKKOUR, ambassadrice de Syrie, et ses deux proches collaborateurs. Ils nous ont confirmé la transmission du dossier de l'EFM, dès sa réception il y a six mois, au gouvernement syrien. De notre côté, nous avons répondu à leurs différentes questions. Pour eux, "ce projet est important et intéressant, car attendu." En conclusion, "l'EFM est une initiative avant-gardiste, qui prendra tout son essor dans un contexte de paix", précise son Excellence.

Conférence de presse
Mardi 20 octobre dernier, nous avons présenté les deux jeunes filles présélectionnées de l'équipage palestinien à l'Ecole Supérieure de Journalisme de Paris en présence d'étudiants et de journalistes (photos - de gauche à droite : Lina, le Cdt J.-P. MICHEL, Fadwa). Toute l'équipe de FOXTROT AVI ATION leur souhaite la bienvenue.

Rencontre en Palestine
...
C'est à la Délégation de la Palestine à Paris que nous nous sommes entretenus avec l'Ambassadeur sur la situation de ce territoire et l'importance de l'intégration des deux pilotes de cet équipage dans l'EFM. Cette courte rencontre était pleine d'émotions et nous a amené à l'engagement officiel de la diplomatie palestinienne dans la présélection des pilotes de l'escadrille. L'EFM constitue pour Mme l'Ambassadeur Hind KHOURY "un espoir" et pourra contribuer au "travail de reconstruction des hommes après la paix". A la suite de ce rendez-vous, nous avons fait la connaissance de Fadwa et Lina. La première, âgée de 17 ans, a tout d'abord pensé que l'EFM était "étonnante parce qu'il n'y a pas d'aéroport à Gaza. Plus les jours passés et plus je voulais voir si cela était vrai". A partir de là, elle n'a pas cessé de fouiller et de trouver des informations. Aujourd'hui, sa maman, à Paris, et sa sœur, toujours à Gaza, la soutiennent beaucoup. En revanche, Lina, 23 ans et maman d'une petite fille de 7 mois, n'est jamais allé e sur la terre de ses origines paternelles (sa mère est libanaise). "Si je suis sélectionnée, ce sera justement pour moi un honneur de pouvoir représenter mon pays", nous a-t-elle expliqué. Elle espère "apporter quelque chose et en apprendre davantage sur la Palestine", continue-t-elle.




LH Aviation et Studio Architecture
Francis ROBERT et Thierry BESSON ont partagé avec notre équipe la journée du 30 septembre dernier. Ils souhaitaient "s'imprégner de la culture du constructeur du LH-10 Ellipse" avant d'élaborer les premiers croquis des futurs locaux de l'EFM en Corse. Les responsables de LH Aviation ont organisé pour eux une visite guidée de leur structure, sur l'aérodrome de Melun-Villaroche, et leur ont donné des détails sur les caractéristiques de leur avion. Les deux architectes ont été unanimes sur "la qualité de la création de ces ingénieurs. Ces heures passées sont allées au-delà de nos espérances", poursuivent-ils.

Dossier "Corse" (suite)

En cette rentrée 2009, nous poursuivons nos démarches à Paris. Dès la semaine prochaine, nous signerons le protocole avec les responsables de Studio Architecture.Par ailleurs, nous avons associé l'entreprise Aquaphuton à la création de nos futurs locaux (leur objectif consistera en la réalisation de murs végétaux)


Dossier "Corse"
Nous préparons une rencontre avec l'autorité corse par l'intermédiaire du Président de son Assemblée, le Député Camille de Rocca Serra. Son objet principal est d'étudier l'implantation physique de l'escadrille sur l'aéroport de Figari.

La surface nécessaire à notre projet est de 4500 m2 au sol nous permettant d'y intégrer le parcage des avions, les bureaux, l'accueil du public et le lieu de vie des pilotes de l'escadrille. Pour ce faire, nous envisageons une collaboration avec les designers et architectes du cabinet Studio Architecture ainsi que du Groupe Loubens Design, associé à l'entreprise Aquaphuton (réalisation de murs végétaux) Il s'agit de bien préparer l'architecture et l'aménagement de nos locaux, qui seront régulièrement visités par le public mais aussi par toute la profession internationale de l'aéronautique. Le dossier sera présenté à l'Assemblée corse prochainement.


Sponsoring

Robert McCann de la société Aleonor s'implique dans le projet de l'EFM pour rechercher des sponsors internationaux. Membre pilote de l'Aéroclub de France, il envisage la création d'une " LH Academy " sur notre base. A suivre…

 

La Boutique du Pilote, première boutique aéronautique en ligne, devient le partenaire officiel de l'escadrille. Nous travaillons en collaboration pour la création d'une ligne d'objets et de vêtements EFM. En attendez, vous pouvez  déjà acheter plus de 500 produits liés à l'aéronautique. Pour le cadeau de bienvenue, connectez-vous de notre part…


En attente
Aéroclub de France, Jean-Paul Gaultier, Lions Club International, Agence Spatiale Européenne, hydro-base Latécoère, Michel Drucker, Association des Journalistes Professionnels de l'Aéronautique et de l'Espace (AJPAE), Fédération Française Aéronautique (FFA)


Acteur central du partenariat euro-méditerranéen

Nous vous informons officiellement que l’EFM est membre de réseau de la Fondation Anna Lindh.


Salon du Bourget 2009
Jean-Philippe MICHEL a rencontré le Député de la Corse et Président de l'Assemblée corse, Camille de Rocca Serra. Pour cet homme de terrain cela ne fait aucun doute, l'EFM est un projet pour la Corse. L'enthousiasme soulevé par notre escadrille lors du Salon est considérable. A suivre.
Présentation quotidienne du LH-10 de l'escadrille lors du Salon du Bourget : ICI.

1er vol de Laïana JACOPS
Lors de la Journée Portes Ouvertes de l'Aéroclub du Roussillon, Laïana JACOPS aspirant pilote de l'E.F.M a réalisé son premier vol. Grâce aux précieux conseils de son instructeur, Henri JUNCA, elle a immortalisé en plein vol ce moment inoubliable et ce, sans lâcher les commandes. Nous remercions les membres de l'aéroclub ainsi que le CIRFA de l'armée de l'air de Perpignan sans qui tout ceci n'aurait pu être réalisé. Pour visionner les images, "CLIC" sur la photo.

 

E.F.M. et Espace ! Un rapprochement avec l’Agence Spatiale Européenne est en cours" dans le cadre de la formation des pilotes de l'EFM ", déclare Jean-Philippe MICHEL, sans vouloir en dire davantage pour le moment. Nous vous informerons de la suite des négociations.  

Photographe officiel de l'E.F.M
Rémy Michelin, photographe reconnu dans le milieu aéronautique notamment grâce à son livre De plumes et de fer et patron de sa propre maison d'édition « Air Photographique », devient le photographe officiel de l’E.F.M. Cette nouvelle annonce-t-elle la création d’un ouvrage dédié à l’Escadrille Féminine Méditerranéenne ? A suivre…Crédit photo Copyright Patrick Debétencourt.

Salon du Bourget 2009
L’équipage français de l’E.F.M. sera de passage sur le stand de LH Aviation les 15 et 16 Juin 2009. Le Président de la République française sera attendu par Hélène et Laïana lors de l’inauguration du Salon. 


DONS en Ligne

Beaucoup d’entre vous nous ont demandé un accès en ligne pour pouvoir effectuer des dons pour l’E.F.M. Ce moyen de financement a été rendu possible dans les statuts. L’étude technique est en cours….     


Réactivité de la CCI AJACCIO ET CORSE SUD

L’équipe de l’Aéroport de FIGARI CORSE SUD a montré son efficacité en nous confirmant son souhait de s’impliquer dans le projet de l’E.F.M. Cela s’est traduit par un courrier officiel indiquant que le siège de l’Escadrille Féminine Méditerranéenne se situe sur l’Aéroport de Figari. Toute l’équipe de l’E.F.M. et de FOXTROT AVIATION© l’en remercie.

Communiqué E.F.M©
 Enfin, nous sommes heureux de vous annoncer que l’Escadrille Féminine Méditerranéenne (E.F.M.) et ses 22 appareils (LH-10 Ellipse) seront accueillis sur l’Aéroport de FIGARI SUD-CORSE. La LTD FOXTROT AVIATION©, société maltaise supportant les coûts généraux de ce projet, s’installera sur ce même lieu avec son administration. Après avoir contacté de nombreux gestionnaires de plate-forme, les Corses permettent à ce projet de rester en France et nous les remercions. Par ailleurs, les entités rencontrer sur l'île de Malte nous ont également transmis des propositions intéressantes. Nous installerons une permanence au cœur de la Méditerranée, sur l’aéroport Maltais de Luqa. Actuellement FOXTROT AVIATION© et l'association E.F.M., cherche les sponsors et mécènes pour financer le démarrage de cette "aventure humaine exceptionnelle", ainsi définie par Jean-Philippe MICHEL, Commandant de l'E.F.M. "Elle se situe dans une période diplomatiquement complexe, pendant laquelle la construction d’une union entre les peuples, et plus particulièrement l’union de la Méditerranée, semble possible. Aussi, je vous laisse juge d’imaginer l’impact de cette Escadrille Féminine Méditerranéenne sur le public et la force représentative que cela peut engendrer lors de manifestations régionales ou internationales ", poursuit-il. Pour plus d'informations, vous pouvez consulter le site Internet www.foxtrot-aviation.com, le blog  ou nous contacter à l'adresse e-mail infos@foxtrot-aviation.com

Encouragement d'une championne
Pour nombre d’entre nous, voler est devenu banal. Mais il ne faudrait pas oublier trop vite ce rêve et cette fascination, ce courage et cette audace qui nous viennent de ces pionniers et continuent à habiter l’aviation. C’est là notre héritage, notre  apanage à nous tous, pilotes privés ou professionnels, de ligne ou de voltige, voire même à tous ceux qui, depuis le plancher des vaches, nous suivent des yeux et du cœur, eux aussi habités du désir de voler.De cette héritage, j’ai moi-même reçu une part magnifique ! Je suis très heureuse qu’Hélène et Laïana aient envie que nous la partagions. « Imaginer, disait Gaston Bachelard, c’est s’absenter, c’est s’élancer vers une vie nouvelle. » À l’âge où j’ai découvert les limites terribles de l’existence, j’ai aimé l’avion, la pratique de l’aviation comme une porte ouverte, un espoir d’échapper à ma condition de terrienne. J’apporte tout mon soutien à cette nouvelle esadrille pour qu’elle réalise sa destinée.Catherine MAUNOURY

Mars 2009
Dans le cadre de la Journée internationale de la femmele Musée de l'Air et de l'Espace (M.A.E.) a fêté les Femmes de l'air.  L''équipage français de l’Escadrille Féminine Méditerranéenne (E.F.M.), représenté par Hélène et Laïana, a été présenté avec l'avion sélectionné, le LH-10 Ellipse.
Nous n'oublions pas de remercier nos partenaires  : le magazine pratique de l'aéronautique VOLEZ !, Créalink, toute l'équipe du Musée de l'air, et de l'espace, l'Association Française des Femmes Pilotes et bien sûr LH AVIATION. Découvrez l'interview de Laïana JACOPS, aspirant pilote de l' E.F.M, réalisé par France Bleu Roussillon. Témoignage d'Hélène TINDON, aspirant pilote de l'E.F.M
"Ce week-end a été riche en émotions. D'abord, ce n'était que ma deuxième rencontre avec l'équipe de FOXTROT AVIATION©, c'est-à-dire Gérard, Nawel et Carine, et la troisième avec Jean-Philippe et Laïana. Puis, j'étais impatiente, comme les autres j'imagine, de voir le LH-10. J'avais aussi peur que quelque chose n'aille pas, de n'être pas à l'aise avec l'avion. Quand on a appris qu'on arriverait trop tard pour voir l'avion qui était déjà dans le Hall Concorde au Musée de l'air, le stress est monté d'un cran. Heureusement, tout le monde était de bonne humeur et nous avions nos combinaisons de pilotes et de magnifiques vestes grâce à "Volez". Nous n'en étions pas moins stressées à l'idée qu'elles nous seraient un peu trop grandes et que nous serions ridicules, mais finalement ça allait. La nuit fut réparatrice, le trajet en voiture avait été long. Nous nous sommes levés tôt et sommes allés au Musée de l'Air et de l'Espace. Cela faisait un moment que j'avais envie d'y venir. Plusieurs ami(e)s m'avaient déjà fait saliver avec leurs récits et leurs photos à diverses occasions (Journée de la Femme 2006 notamment lors de laquelle deux amies avaient rencontré le Commandant Caroline Aigle). Peu après, nous sommes allés voir l'avion. Nous avons pu le toucher et regarder à l'intérieur, sans trop insister toutefois avant l'arrivée de l'équipe très sympathique de LH Aviation. Là, les doutes avaient déjà commencé à s'envoler. Puis, plus tard, Laïana et moi sommes montées dans le cockpit, tour à tour en place avant. Bon, on atteignait pas les palonniers, mais ce n'était pas grave, on n'était pas sensé repartir avec ! A la fin de la journée, quand nous avons vu le décollage de l'avion, il ne faisait  pas beaucoup de bruit mais c'était un "beau" bruit, et de le voir voler en vrai cela m'a enlevé toutes traces de stress. Par contre, cela m'a rendue sacrément impatiente ! A coup sûr, le grand moment du week-end pour Laïana et moi a été quand on a attendu que toutes les femmes pilotes, hôtesses, mécaniciennes etc. prennent la parole en attendant sagement notre tour et en pensant à ce qu'on allait bien pouvoir dire après tout ça et surtout en étant que des aspirants pilotes ! Heureusement, Jean-Philippe était là pour nous rassurer mais au final je cherche toujours la vidéo où nous avons pris la parole pour me souvenir de ce que j'ai bien pu dire ! Un autre moment fort a été la rencontre avec le Général Valérie André. Comme me l'a fait remarquer Laïana, elle a une voix vraiment douce qui contraste avec un parcours fort. J'avais aussi hâte de rencontrer Catherine Maunoury, avec qui j'avais échangé des mails quelques mois auparavant, mais il a fallu que Laïana me pousse à aller lui parler ! Au final, un week-end génial, vivement la prochaine fois !" 

Jean-Philippe MICHEL reçu à l'Elysée

Mercredi 4 février, le patron de l'Escadrille Féminine Méditerranéenne (E. F. M.) concrétise des années de démarches. Il est reçu par Bernard RIBIOLLET de la mission " Union Pour la Méditerranée ". À l’issue de cette rencontre, une confirmation écrite encourageant la création de l'E. F. M., sorte de laissez-passer diplomatique, sera remis à Jean-Philippe MICHEL. Dès lors, tous les éléments de réussite seront réunis pour convaincre Malte de financer les premiers LH10 Ellipse de l'escadrille. A suivre...

Communiqué

Nos dernières rencontres à Malte rendent l’implantation de notre projet sur l’île-Etat plus que probable. Toutes les institutions et entreprises liées nous accompagnent GRATUITEMENT. Par contre, les services de l’ambassade de France ne nous apporteront aucune aide, son Ambassadeur considérant que ce projet est « décevant, car à teneur trop commerciale ». En effet, les questions sur la légitimité commerciale ou associative du projet ont été posées. "Il est évident qu’une action comme celle-ci préfigure une forte dynamique commerciale et, donc, un retour financier lié à l’implication de sponsors et aux bénéfices sur la vente de produits publicitaires. Il faudra bien accepter le fait que l'Escadrille Féminine Méditerranéenne est un projet communautaire non commercial, lié à une activité commerciale, qui prendra en charge l’entretien des aéronefs et la rémunération des personnels. Comment pourrait-il en être autrement ? " explique Jean-Philippe MICHEL le patron de l'E.F.M.   L’Escadrille Féminine Méditerranéenne a pour vocation de faire passer un message, celui de la paix et de l’union en Méditerranée. Tout ceci est mené de front par des jeunes femmes, pour le moment bénévoles, représentant les 19 pays concernés. Le ministère des Affaires étrangères français, prend actuellement position sur le projet de l’escadrille, apportant son soutien nécessaire.  Une structure associative à but non lucratif est en cours de création. La société FOXTROT AVIATION©, sera prochainement créée à Malte, et représentera LH Aviation pour la vente du LH-10 Ellipse sur Malte, l’Egypte, la Tunisie et la Libye. Voilà par exemple l’aspect du retour commercial d’un tel projet ! N’oublions pas que cette année sera celle des commandes des premiers LH10, de la formation de l’escadrille et de la création de nos emplois ! A suivre…
L'équipage français sélectionné
Voici les futurs pilotes qui vont incarner la dynamique féminine française au commande du LH10 Ellipse. Laïana JACOPS, 20 ans : " Je concrétise un rêve inimaginable il y a encore quelques semaines, mais je suis conciente du travail a accomplir ". Hélène TINDON, 20 ans, déja élève pilote au sein de l'aéroclub de Camargue sur l'aérodrome de Candillargues, dont l'un des talents est l'écriture. Elle envisage la publication d'un livre sur les femmes pilotes de l'histoire. " Il n'y a pas de mots pour expliquer ce que je ressens et la fierté que j'éprouve ", précise-t-elle. Il est difficile de faire la liste des qualités de ces jeunes filles, tant elles sont nombreuses. Vous aurez l'occasion de vous faire votre propre opinion lors des présentations publiques et en suivant leurs évolutions aéronautiques. Dans quelques temps, vous disposerez de leurs fiches signalitiques sur le site Internet de FOXTROT AVIATION© ainsi que d'un forum individuel, vous permettant de leur poser toutes vos questions. Leur formation débutera au printemps 2009.

Design des avions de l'escadrille

C'est Alain DEVEZE, l'un des designers industriels français les plus primés, qui sera chargé du design des appareils de l'Escadrille Féminine Méditerranéenne. Alain DEVEZE a été formé à la prestigieuse école suisse "Sbarro", élève de M. Franco Sbarro en personne. Après avoir créé sa société, il travaille pour les plus grandes marques de l’automobile et des équipements de sports d’hiver. C’est sur un de ses propres concepts qu’il a reçu en mai 2005 le 1er prix du concours Lépine (Prix du Président de la République). Son concept-car,  Man-TX, propose des roues disposées en losange, dont 3 sont directrices, ce qui assure une meilleure tenue de route et une moindre consommation  en carburant. Aujourd’hui installé dans l’agglomération stéphanoise, et avec l’aide précieuse et efficace de son épouse d'origine marocaine, Alain Devèze développe son projet de kart (X-Trium) toujours sur le même principe.

De visu
Ok Ok, voilà, je réponds à la question qui semble vous intéresser le plus en ce moment.  A quoi ressemble un vol de formation, vu de l'intérieur d'un cockpit ? Voilà l'image, empruntée à la patrouille de France, que nous saluons au passage. Bon vol ! BB

Hommage
Comme vous l’avez appris dernièrement, chaque appareil, représentant l’équipage de l’un des 19 pays bordant la Méditerranée, portera le nom de son héroïne nationale ou femme d’exception ayant marqué son histoire. Israël foisonne de femmes d’exception, mais une seule nous accroche le cœur : Ofra Haza, femme et artiste hors du commun. Il serait difficile de vous traduire ici l’émotion qu’elle génère à chacun de nous. Rappelez-vous les années 80  avec la chanson qui l’a faite connaître dans le monde entier « Im Nin'alu », sans oublier Le prince d’Egypte avec l’interprétation de « Délivre-nous » qu’elle a chanté en 17 langues. Quel meilleur hommage nous pourrions lui rendre, si ce n'est que son nom continue à survoler les continents ! Le contact avec la famille est en cours. A suivre.

Rencontre à l’ambassade maltaise
Nous avons été très honorés de rencontrer l’Ambassadrice de l’Ile Etat de Malte. Madame Vicki Ann Cremona nous a reçus avec le souhait de voir FOXTROT AVIATION© s’impliquer davantage à Malte. Les questions sur la sélection et la formation des jeunes filles ont été soulevées. Tous les acteurs économiques de ce pays semblent prêts à nous accueillir de façon durable. Nous en étudions donc tous les aspects. A suivre…

Juin 2008 - Validation du LH-10 Ellipse pour l'escadrille
Jean-Philippe MICHEL et Rose LEBLOND ont passé la journée du vendredi 27 juin avec le constructeur et l’équipe LH AVIATION©, créatrice du LH-10 Ellipse. A l’issue de cette rencontre, la décision de choisir cet appareil pour l’Escadrille Féminine Méditerranéenne (E. F. M.) a été validée. L’organisation de la fabrication et la structure générale de l’usine sont particulièrement soignées. Les qualités humaines du concepteur et le choix de ses collaborateurs présagent d’un avenir radieux. Les essais en vols effectués ont confirmé les capacités et les qualités de cet avion sans défaut.  En termes techniques, le « tout carbone » offre une sécurité maximale et une marge conséquente en ce qui concerne le facteur charge. Le comportement en vol est sain. Sa vitesse, son autonomie, sa facilité d’entretien font de cet avion silencieux un outil exceptionnel pour les 38 pilotes de l’EFM. De plus, nous avons soumis un problème à l’équipe de LH Aviation : comment adapter les commandes à une pilote paraplégique ? La solution fut immédiatement trouvée. Cela nous permet de vous annoncer que, dans l’équipage français de l’avion « Caroline AIGLE », l’une des pilotes sera paraplégique. En termes de planning prévisionnel, les 5 premiers des 20 appareils seront commandés début 2009.
(Photo haut : recherche de défauts en vain. Bas : Staff LH et FOXTROT)

Confirmation d'une bonne nouvelle
Enfin, tous nos efforts sont validés par l'une des plus hautes autorités de l'Etat français. Bernard KOUCHNER, le ministre des Affaires étrangères, nous a confirmé que notre escadrille a toutes ses chances de trouver sa place parmi les projets du partenariat qui prend forme grâce au " Processus de Barcelone : Union Pour la Méditerranée ". Plus simplement, nous avons toutes nos chances de trouver notre place parmi les projets d'Union Pour la Méditerranée. Cela signifie que les dirigeants de chacun des pays concernés englobant, l'UE et les États riverains de la Méditerranée, les pays de l'Est et riverains des Balkans, soutiendront l'Escadrille Féminine Méditerranéenne. Cela représente pas moins de 35 Etats membres. Nous savons déjà que notre formation de femmes pilotes méditerranéennes sera vraisemblablement liée à la " Fondation Anna LINDH pour le dialogue des cultures ", dont le siège est à Alexandrie. A suivre...

Regrets
Nous avons eu la confirmation du refus du frère de Touria CHAOUI, première pilote marocaine, de ne pas laisser utiliser le nom de sa soeur, même pour l'appareil arborant les couleurs marocaines. Cela est d'autant plus décevant que c'est grâce aux démarches entreprises par Jean-Philippe MICHEL, Président de FOXTROT AVIATION© et patron de l'Escadrille Féminine Méditerranéenne, que cette héroïne a été redécouverte par les Marocains et l'aviation internationale. Malgré cette immense déception, nous respectons ce choix. N’hésitez pas à faire part de vos réactions !
Confirmation et hommage
L'avion de l'équipage français portera le nom de l'aviatrice, pilote de chasse, Caroline AIGLE. Venez découvrir cette aviatrice d'exception dans notre rubrique " Femmes pilotes d'haujourd'hui " ! Merci « Douky ».
Changements importants apportés au projet
Touria CHAOUI
L’Escadrille Féminine Méditerranéenne ne portera pas le nom de l’héroïne nationale du Maroc, Touria CHAOUI. En hommage, l’appareil de l’équipage marocain portera le nom d'une femme représentative du Maroc. Ce changement est le résultat d’un fait important. La plupart des pays bordant la Méditerranée ont aussi une héroïne, pilote ou non. C’est par souci de parité entre ces pays que nous avons décidé d’apposer le nom de leurs héroïnes sur leurs aéronefs respectifs. Bien sûr, nous continuerons de participer à la réhabilitation de la mémoire de Touria CHAOUI au Maroc ainsi que de toutes les femmes qui ont marqué l’histoire de l’aviation dans le Monde et en particulier dans les pays méditerranéens. Il appartient désormais aux dirigeants du Maroc de prendre le relais au regard de son histoire.

LH-10 Ellipse
L’escadrille sera constituée de nouveaux appareils monoplans à hélice propulsive. Les FK12 Comet sont abandonnés au profit d’avions légers de haute technologie, ayant des performances exceptionnelles uniques au monde, mis au point et fabriqués par une société française, LH Aviation©.
Les démarches sont en cours. Nous ne tarderons pas à vous donner plus d’informations. Ayant besoin de procéder à tous les essais nécessaires, la création de l’escadrille prendra un "chouia" de retard. Mais ne vous inquiétez pas, la sélection des futures pilotes de l’escadrille se poursuit.
Tit Mellil
Notre implantation prévue à Tit-Mellil reste en cours. Cela nous permettra de donner à nos élèves une formation de grande qualité toute l’année. Sur ce point-ci, nous aurons égalerment un peu de retard.
Tous ces changements nécessitent aussi des statuts d’exploitations et fiscaux adaptés. La succursale du Maroc gérera notre implantation à Tit-Mellil et l’école de pilotage. Le siège maltais gérera l’Escadrille Féminine Méditerranéenne, ses déplacements et ses évolutions. L’implantation d’une succursale en Albanie est toujours en cours d’étude.
Beaucoup d’émotion en découvrant les archives du film « La Septième porte », dans lequel Touria CHAOUI, à l’âge de 13 ans, joue le rôle de Maria CASARES enfant. Quelques images du best-off la montrent en train de travailler son texte avec son papa, Abdelwahed CHAOUI. Pour en savoir plus, reportez-vous à la rubrique " Femmes pilotes d'hier ".
razika-stars.jpg
Mars 2007 - Evénement au sein de notre équipe
Razika RAFA a été présélectionnée pour commencer une formation théorique et intégrer l'école de l'Escadrille Féminine Méditerranéenne. Cette performance est d'autant plus à souligner qu'elle n'a que 12 ans, ce qui fait d'elle la plus jeune élève pilote de toute la Méditerranée, voire de la planète. algeria-copie-1.jpg
Cette jeune fille sera suivie jusqu'à ce que son âge et ses choix correspondent à la préparation d'une formation de pilote. Par la suite, elle représentera son pays d'origine, l'Algérie, en tant que dauphine de l'élève universitaire que nous nous préparons à sélectionner.
En attendant, son programme de formation sera essentiellement lié à l'apprentissage de la règlementation aérienne, des applications théoriques et des vols sur simulateur. A suivre ...
Mercredi 1 languepartage.jpg 9 mars, nous avons procédé à notre journée de baptêmes de l'air, sur l'aérodrome de Deaux (Gard, France), pour les associations "Langue et Partage" et "Savoirs Pour Réussir".  Ces structures, financées par la Fondation Caisses d'Epargne pour la Solidarité, agissent dans le secteur de l'accompagnement social et professionnel pour des personnes en difficultés. "Langue et Partage" est un centre de formation, où sont proposés des cours de français pour les étrangers, du soutien scolaire pour  les enfants, des programmes pour tout public dans le but d'alphabétiser et de lutter contre l'illettrisme.
brochette.jpg
"Savoirs Pour Réusir" est un dispositif national avec des représentations locales comme à Alès (Gard, France). Salariés et tuteurs bénévoles suivent et accompagnent des jeunes de 16 à 25 ans repérés en situation d'illettrisme.
Dernièrement, nous sommes allés à la rencontre de l'équipe du Musée européen de l'aviation de chasse. M. Alain BES, Président, nous a guidé pour une visite de la collection de son établissement, présent depuis 20 ans à Montélimar (Drôme, France).
DSCN7157.JPG Nous leur avons témoigné tout notre soutien dans leur collaboration avec l'association  « Les ailes de l'amitié franco-marocaine », que nous parrainons. Ils vont aider les pilotes marocains à entretenir leurs avions anciens, à promouvoir et conserver leur patrimoine aéronautique, à l'image des institutions françaises. Alain BES et Jean-Philippe MICHEL sont d’accord pour dire que « le Maroc est lié à l’Aéropostale,  il a donc sa place dans l’histoire ». Nous n'oublions pas de remercier M. BES, tous les employés et les bénévoles pour leur chaleureux accueil.
DSCN7013.JPG FEVRIER 2008
Après concertation avec l'Union de l'Action Féminine (UAF), nous avons décidé de recruter deux jeunes filles par pays méditerranéen pour former notre escadrille. Chaque équipage sera composé d'une universitaire, marraine de sa coéquipière dite "dauphine", issue du monde rural.
Au cours de leur dernier voyage, Jean-Philippe MICHEL et Gaël GARCIA ont été accueillis par Amina FARHANE, Commandant de l’aérodrome de Tit-Mellil, où notre implantation est imminente.
Une fois cette confirmation donnée, les démarches administratives sont donc en cours pour FOXTROT AVIATION©, qui a plusieurs objectifs :
créer le musée Touria CHAOUI, ériger une statue grandeur nature de cette première femme pilote du monde arabe à l’entrée de l’aérodrome (qui portera bientôt son nom), placer une plaque commémorative à l’endroit où elle a vécu et perdu la vie (rue Bergerac, à Casablanca) et contribuer à la réfection de sa sépulture. DSCN7106.JPG
Par ailleurs, ils ont rencontré le député Latifa JBABDI, qui est aussi un membre important de l’UAF. Avec l’intention de constituer une collaboration durable, nous adhérons aux démarches de cette association et participons à tous leurs objectifs, notamment faire connaître Touria CHAOUI, la remettre dans les livres d’histoire et soutenir leur programme d’alphabétisation des femmes.
Au sein de l'aérodrome, nous parrainons aussi deux associations : ailes-copie-1.jpg " Les ailes de l’amitié franco-marocaine " (contacts : Frédéric Le HENAFF et Gaël PINEAU) et" La Commission AEROFATH " (contacts : Med Abdelfatah CHARIF CHEFCHAOUNI et Brahim TAHIRI).
Nous avons également souhaité la bienvenue au nouveau collaborateur de FOXTROT AVIATION©, Abdelhaq MEMDOUH, pilote instructeur et examinateur agrée. Il sera chargé de la formation des jeunes filles de l’escadrille et du programme de l’école de pilotage.
Jean-Philippe MICHEL a accordé une interview à une journaliste du magazine féminin "Ilayki", intégré à un reportage sur Touria CHAOUI en préparation et prochainement diffusé sur la TVM.
A suivre...
Jean-Philippe MICHEL, accompagné du directeur commercial de FOXTROT AVIATION©, Gaël GARCIA, ont été au Ministère des transports marocain la semaine du 11 février 2008 pour étudier les modalités d’implantation de l’Escadrille Féminine Méditerranéenne (EFM) sur l’aérodrome contrôlé de Tit Mellil. L’autre objectif de ce voyage était de faire la visite de l’aérodrome de Tit Mellil, où notre société devrait être très vraisemblablement établie. Ce sera également l’occasion de négocier et signer les premiers contrats de mécénat et parrainage avec les entreprises qui se sont notamment manifestées lors du salon AeroExpo de Marrakech (janvier 2008). Le choix des sponsors, qui se lieront aux actions de l’EFM, est décisif. Jean-Philippe MICHEL et Gaël GARCIA devront choisir entre les sociétés de télécommunications marocaines et françaises ainsi qu’avec trois compagnies aériennes internationales, dont une est marocaine.
A suivre…
Par FOXTROTPRESS© - Publié dans : Infos du mois - Communauté : FEMMES
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Mercredi 11 novembre 2009
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Par ESCADRILLE FÉMININE MÉDITERRANÉENNE© -E.F.M- - Publié dans : Infos générales
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Dimanche 22 juin 2008
AIDEZ-NOUS A RETROUVER FATIMA
Nous participons activement à la recherche de Fatima SAIHA. Après avoir répondu à une annonce, pour la garde d'enfants, elle n'est jamais rentrée chez elle. Etant donné la personalité de cette jeune fille, les enquêteurs pensent  de toute évidence qu'elle a été enlevée. Cela s'est passé à Marseille le 7 Mai 2008 vers 15 heures, près du métro Malpassé. Au regard des relations que nous entretenons avec les pays limitrophes de la Méditerranée et même au delà grâce au Web, nous avons la possibilité de diffuser cette information VITALE dans les écoles, collèges, lycées et universitées. Nous vous demandons d'imprimer et de placarder partout où cela est possible l'avis de recherche ci- joint ICI. Nous devons rapidement la retrouver. Si vous pensez la voir, essayer de réunir des infos voire une photo grâce à votre portable. Contactez la Police Judiciaire de Marseille au (0033) (0)8 05 01 07 07.
Si cela est compliqué pour vous, contactez-nous recherche-fatima@foxtrot-aviation.com
Et noublions pas qu'elle pourrait être l'une d'entre nous, future pilote de l'escadrille. Mesdemoiselles, Mesdames, Messieurs, faisons notre possible ! Pour Fatima et au nom de ses proches, nous vous remercions.
INITIATIVE INTERNE FOXTROT AVIATION© : étant donné la situation, si nous avons une preuve de sa bonne santé, nous sommes disposés à offrir une forte récompense.
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Samedi 7 juin 2008
Diplômée par la Mideast Aviation Academy de Jordanie, Hanadi Hindi est devenue en 2005, la première Saoudienne à piloter un avion de ligne. Comme dans les belles histoires, c'est un prince, Al-Walid Ben Talal, héritier d'un empire financier, qui lui a payé une partie de ses études et l'a engagée au service de sa holding.

Petit bémol
Il faut se rappeler que dans le royaume, sous l'autoritarisme des musulmans conservateurs, les femmes n'ont notamment pas le droit de conduire ne serait-ce qu'une automobile.

Si Hanadi prend son envol, elle ne décollera pas pour autant vers une autonomie ou une quelconque indépendance. Son père sera là, dans la cabine. Car les dames ne sont pas non plus autorisées à voyager sans la permission d'un homme de leur famille. Le milliardaire a donc embauché le papa de la jeune femme pour l'accompagner lors de chacun de ses vols.

Le commandant Caroline Aigle fut en 1999 la première femme brevetée pilote de chasse de l'Armée de l'air française à être affectée en escadron de combat . Originaire de Bergerac en Dordogne, née à Montauban, elle a très jeune parcouru une bonne partie de l'Afrique, où son père a servi comme médecin militaire, avant de rejoindre à 14 ans le lycée militaire de Saint-Cyr, où elle reste jusqu'en classe de terminale. Elle effectue ensuite sa préparation aux Grandes Écoles au Prytanée national militaire de La Flèche (Mathématiques supérieures et Mathématiques spéciales - M') avant d'être admise en 1994 à la fois à l'ENSIETA (Ecole Nationale Supérieure des Ingénieurs des Etudes et Techniques d'Armement), à l'École normale supérieure (rue d'Ulm) et à l'École Polytechnique (surnommée l'X) qu'elle décide d'intégrer (promotion X1994) . Les élèves de l'X servant sous statut militaire, elle effectue son service militaire obligatoire (1994-1995) au 13e bataillon de chasseurs alpins. Pendant ses études à l'X, elle décide de servir dans l'Armée de l'air. En septembre 1997, elle intègre donc celle-ci et débute sa formation au pilotage en ralliant la « division des vols » qui correspond à la 3e et dernière année de l'École de l'air.Le 28 mai 1999, elle est brevetée pilote de chasse2, et reçoit son « macaron » des mains du général d'armée aérienne Jean Rannou, chef d'état-major de l'Armée de l'air.
Elle est affectée sur Mirage 2000-5 à l'escadron de chasse 2/2 Côte-d'Or, à la BA 102 de Dijon en 2000, puis devient Commandant d'escadrille à partir de 2005.
En septembre 2006 elle est affectée à la « Sécurité des vols » du Commandement des forces aériennes de la BA 128 de Metz.
Caroline Aigle était aussi une sportive accomplie : championne de France militaire de triathlon 1997, championne du monde militaire de triathlon par équipe 1997 et vice-championne du monde militaire de triathlon par équipe 1999. Elle pratiquait également une autre de ses passions, la chute libre, mais aussi le parachutisme d'une manière générale.
Elle était sur le point d'être sélectionnée comme astronaute de l'Agence Spatiale Européenne. En mai 2007, et malgré sa maladie, elle a été la marraine du meeting aérien AirExpo-Toulouse.
Elle décède le 21 août 2007, âgée de 32 ans d'un cancer foudroyant (mélanome) décelé quelques mois avant sa disparition. Elle totalisait près de 1 600 heures de vol. Elle était mariée et mère de deux enfants, dont Gabriel. Elle a appris sa maladie alors qu'elle était enceinte. Contre l'avis des médecins qui lui conseillaient de ne pas garder l'enfant pour préserver au mieux sa santé, elle choisit avec son époux de garder l'enfant. Gabriel est ainsi né par césarienne à cinq mois et demi, Caroline Aigle décédait quelques jours plus tard. Elle a été décorée de la Médaille de l'Aéronautique à titre posthume par le Président de la République le 2 octobre 2007. (Wikipedia - Sirpa Air)

Elle était la plus jeune pilote lors de son entrée à Air France l'an dernier. Florence Dubouchet, 23 ans, silhouette élégante et longs cheveux blonds en queue de cheval, reste la première femme " cadette ". La nouvelle filière de formation qu'elle a suivie est devenue la voie royale pour accéder aux commandes d'un Airbus ou d'un Boeing de la compagnie nationale, mais n'est pas d'un accès plus aisé que le concours classique de l'Ecole nationale de l'aviation civile. Strictement sélectionnés lors d'évaluations et de tests psychotechniques sévères (1 231 candidats en 2001 pour 8 % d'admis), ces jeunes, d'un niveau minimum bac scientifique + 2, sont entièrement pris en charge par Air France. fdubouchet.jpg Carnet de vol vierge ou non, les cadets entrent ensuite à l'Ecole de pilotage Amaury de la Grange (Epag), à Merville dans le Nord, pour un cursus de 18 mois. Suivent le stage réacteur puis les séances de simulateur à Vilgénis. Quelques mois plus tard, ils se retrouvent en place droite d'un avion de ligne, aux côtés d'un commandant de bord chevronné. A tous les stades de cette formation, jamais de classement, c'est la règle dans le transport aérien. L'élève reçoit parfois des notes. Le plus souvent, une croix dans une case signifie qu'il est apte ou inapte. Les cadets sont liés pendant cinq ans à la compagnie nationale et remboursent 46 000 euros en 48 mensualités d'une formation coûtant environ 140 000 euros au total. Florence, fille d'un père chef de chantier chez Bouygues et d'une mère hôtesse, a toujours eu le goût des voyages. C'est après un bac S obtenu à 17 ans avec mention et des classes préparatoires scientifiques qu'elle s'est présentée à la sélection d'Air France. Aux commandes d'un Airbus, elle était, l'année dernière, la plus jeune pilote lors de son entrée à Air France. Propos recueillis par Thierry Vigoureux, LE FIGARO.


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Jeudi 22 mai 2008
jp-sarko2.jpg TOP DEPART
Accompagnant le projet « Union Pour la Méditerranée » porté par le Président de la République française, nous créons l’Escadrille Féminine Méditerranéenne. Le groupe de travail de FOXTROT AVIATION© est composé de 10 personnes, chargées des études d’implantation sur l'Aéroport de FIGARI en Corse. Cette équipe est aussi chargée de la préparation de la formation, de l'organisation de notre communication ainsi que de nos futures manifestations culturelles.

Comme expliqué au Président de la République française, l’escadrille aura pour principale vocation de faire des shows aériens lors de salons, expositions, manifestations sportives et culturelles organisés partout en Europe et autour de la Méditerranée. L'escadrille est accompagnée par une société indépendante maltaise, FOXTROT AVIATION© qui sera entièrement financée par des sponsors et mécènes internationaux.

Projet à plusieurs facettes :

la création d’emploi : D'ici 4 ans, environ 55 emplois seront créés au sein de l'E.F.M©.

la lutte contre l'illettrisme : les personnels universitaires de notre groupe (l'E.F.M© FOXTROT AVIATION©) vont permettre aux établissements scolaires des pays liés à l'escadrille de bénéficier de nos connaissances pour proposer des modules de cours ludiques liés à notre spécialité, l'aéronautique, sur le site internet de l'E.F.M©. Alors Il sera possible pour l'élève, de choisir un des métier de l'aéronautique en français, arabe, albanais, anglais, espagnol, italien, grec, turc et hébreu.

DERNIERES MINUTES : l'hommage et la mémoire de Touria Chaoui : Nous avons eu la précieuse charge de réhabiliter dans les mémoires l'héroïne nationale du Maroc, première femme pilote de ce pays et du monde arabe. Le royaume marocain prépare la création d'un musée et la réintégration de ce personnage dans les livres d'histoire. Nous accompagnerons volontiers cette initiative sans aucune condition financière. Notre génération se doit d'être à disposition pour partager la connaissance et encourager la démocratie. Cela passe impérativement par la mémoire, l'identité nationale et donc l'histoire. Ce qui appartient au Maroc reste au Maroc.
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Dimanche 16 mars 2008

Vous êtes nombreux à nous demander des nouvelles sur l'avancement de notre projet. Désormais, chaque semaine, nous vous tiendrons informés de chacune de nos démarches pour l'implantation et la réalisation de l'Escadrille Féminine Méditerranéenne.

Vous êtes invités à participer à la réalisation de cette grande aventure humaine en donnant votre avis sur tout. Nous vous dévoilerons les aventures d'aviatrices d'hier et d'aujourd'hui. Dans tous les cas, ici, chacun est le bienvenu.
Si vous souhaitez nous faire parvenir vos réactions, n'hésitez pas à nous laisser un commentaire !
foxtrotpress@foxtrot-aviation.com

Jean Philippe MICHEL
BB (Big Boss)

 


  BB sur Ecureuil A 350 B1 à Marignane.
Music Eric Serra© - Subway 1985 
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Samedi 1 mars 2008
Le ciel désormais n’a plus de sexe. De plus en plus nombreuses sont les femmes pilotes qui sillonnent l’espace aérien a bord d'appareils de tous types. De pilote privé à pilote de chasse, en passant par pilote de ligne, elles sont compétentes et de plus en plus nombreuses. Retour sur les figures qui leur ont permis d’être ce qu’elles sont aujourd’hui et qui sont présentes depuis les débuts de l'aviation.

caroline-aigle.jpg 91ans... Ce pourrait être l’âge d’une femme pilote vétéran de la grande histoire de l’aéronautique française. En fait, il s'agit du nombre d'années qui sépare la première à embarquer un aéroplane, Thérèse Peltier, le 8 juillet 1908 (elle fut lâchée mais ne passa pas son brevet après la mort de son ami l'aviateur Léon Delagrande) et la première à devenir pilote de chasse operationnelle, le lieutenant Caroline Aigle, le 28 mai 1999. Entre-temps, il y eut les pionnières, à commencer par celles d’avant 1914, et notamment les membres de la Société aéronautique féminine " La Stella ", telles que Marie Marvingt, sportive multidisciplinaire, brevetée en 1910. 


La Stella - Premier aéroclub féminin 
Marie MarvingtLa Stella est créée en France en 1909 par Marie Surcouf, une aéronaute. Son but initial est de permettre aux femmes de poursuivre une carrière d'aéronaute au même titre que les hommes. En effet, à cette époque, et ce depuis 1871, l'aérostation rejette toute idée de féminisation que ce soit dans sa pratique sportive ou professionnelle. Pourtant, entre 1784 et 1870), des femmes avaient piloté des ballons à titre privé comme professionnel jusqu'au plus haut niveau : Sophie Blanchard et Rosalie Poitevin occupèrent tour à tour le rôle d'aérostier officiel des fêtes du gouvernement ,assurant la représentation artistique et technique de la France à l'étranger.
En 1909, l'aviation est encore balbutiante. Les femmes ne sont pas à l'écart de ses progrès. Avant 1914, pas moins de quarante femmes passent leur brevet de pilote d'aéroplane dans le monde. Par ailleurs, certaines femmes pilotent sans brevet (ce n'est pas obligatoire, ou du moins respecté, dans tous les pays). Marie Marvingt s'était déjà illustrée en tant qu'aéronaute faisant partie des cinq premières aéronautes brevetées par l'aéroclub de France en 1910 de même que Marie Surcouf à qui l'on devait cette victoire. Il n'y a pas de liste des aéronautes breveté(e)s  en libre accés, ces archives difficiles à trouver recellent certainement de bonnes surprises.

Première Guerre Mondiale - Auxiliaires 

Marie Marvingt En 1914, les femmes de la Stella décident de créer l'Union Patriotique des Aviatrices Françaises pour être acceptées dans les forces aériennes françaises. Leurs compétences ne sont pas remises en cause, mais on refuse de les intégrer dans des missions militaires, même auxiliaires. Jeanne Pallier, qui avait passé son brevet de pilote en 1912 à l'âge de 48 ans, recrute des jeunes femmes pour les former à conduire des ambulances. L'aviatrice Marthe Richer, quant à elle, devient espionne, mais son rôle sera souvent minimisé par les historiens. Les contredire n'est pas évident sans preuve.
L'aviatrice qui a su le mieux se débrouiller est une femme ,qui n'est déjà plus une jeune aventurière, un peu tête brûlée, comme Jeanne Herveux par exemple. Il s'agit de Marie Marvingt, qui a 39 ans en 1914. Elle connaît un lieutenant. Celui-ci l'aide à entrer dans l'armée sous l'identité d'un homme et se fait appeler Beaulieu. Elle combat dans les tranchées avec le 42e BCP.
On ne sait pas si sa féminité a été découverte. De nombreuses femmes combattantes travesties ont été démasquées au cours de l'Histoire , notamment suite à des blessures, comme Geneviève Premoy (1660). D'autres ont vécu une carrière militaire entière en tant que femmes, comme Thérèse Figueur de 1792 à 1815. Le fait est que Marie Marvingt se retrouve en 1915 aux commandes d'un avion, on ne sait pas à quel titre, mais elle reçoit la Croix de Guerre avec Palmes à titre militaire pour avoir bombardé une base allemande. Puis, plus tard, on retrouve sa trace en tant qu'infirmière. Elle avait d'ailleurs étudié la medecine. Marie Marvingt parlait huit langues, dont l'esperanto qui avait été pressenti à une certaine époque comme langue internationale appliquée à l'aviation. Dès 1911, elle s'investit beaucoup dans l'aviation sanitaire, dont elle défendait la création, s'investissant personnellement en tenant des conférences.
Les seules autres femmes pilotes investies dans la Première Guerre Mondiale en tant que pilotes sont une allemande, Fraulein Riotte, qui a été entrainée mais jamais affectée à un régiment, et des russes, notamment des princesses, telles que Yedovkiya Anatra, qui effectuèrent des missions de reconnaissance jusqu'en 1917 (révolution russe). Une autre aviatrice russe, Yevgueniya Shaïkovskaïa, brevetée pilote en 1912, s'illustrera du côté des révolutionnaires, mais son opiomanie lui coûtera la raison et la vie.

Entre-deux-guerres - l'aviation populaire et les raids

Amelia Earhart Pendant les années 1920 et 1930, des milliers d'aviatrices firent parler d'elles dans tous les pays du monde. L'aviation populaire permit à de nombreuses personnes issues de milieux défavorisés de prendre des cours de pilotage. L'aviation populaire n'était pas ouverte aux femmes dans tous les pays car, comme en témoignent certains articles de presse de l'époque ainsi que des livres, le but de l'aviation populaire était d'entrainer de jeunes hommes pour qu'ils représentent leur nation, mais aussi en cas de conflit pour avoir des pilotes entraînés. Il ne restait plus aux aviatrices qu'à se payer elle-même leur brevet de pilote en travaillant bien sûr, mais cela ne suffisait pas toujours surtout que les salaires des femmes, toutes professions confondues, n'étaient pas élevés. La famille pouvait aider dans une certaine mesure. Le soutien des parents n'est pas toujours affaire aisée. Il restait une dernière solution : trouver des mécènes. C'est ainsi qu'Hélène Boucher et Madeleine Charnaux, pour ne citer qu'elles, débarqueront tour à tour dans les bureaux de Caudron Renault et convaincront des hommes de faire d'elles des aviatrices en mettant à leur disposition les avions de Caudron. C'est ainsi que démarrèrent leurs carrières.
Bessie Coleman est une afro-américaine, qui réside aux Etats-Unis, où aucune école de pilotage ne veut d'elle. Le racisme y est encore très ancré. Des pilotes noirs qu'elle connaît l'encouragent à perseverer et c'est ainsi que la jeune femme se retrouve en France, où le racisme est aussi présent mais sous une autre forme. Elle sera brevetée en 1921.  En Asie, les Chinois et les Japonais forment aussi des aviatrices. Certains noms sont restés dans l'histoire, comme Tadashi Hyodo (japonaise), Park Kyung-Won et Kwon Ki-Ok (coréennes). Puis, l'Egypte présente au monde sa première aviatrice : Lotfia Al-Nadi.
Les aviatrices ne sont pas toutes des jeunes femmes en quête d'adrénaline. Il y a aussi des mères de famille comme Denise Finat, femme de Maurice Finat, qui a cinq enfants. En 1933, quelques semaines avant sa mort, à plus de quatre-vingt ans, la duchesse d'Uzès, la première femme à avoir passé son permis de conduire en 1901, fait son baptême de l'air. Des rumeurs annonçaient même qu'elle voulait passer son brevet de pilote.
Un article du " New Zealand Herald " rapporte qu'en 1934, l'Allemagne compte plus de cinquante aviatrices en activité. Un autre article annonce le record de durée de la néo-zélandaise Jean Batten lors de son raid aérien entre l'Angleterre et l'Australie. Les raids sont très répandus à l'époque. Ce sont des voyages aériens qui vont toujours plus loin avec des appareils de plus en plus perfectionnés. Au départ, c'est une activité sportive, mais c'est aussi un moyen incontestable de perfectionner les avions.



Seconde Guerre Mondiale - Début de la reconnaissance des combattantes


Selon un bilan de juin 2004 de l’Observatoire de la féminisation, les femmes, jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, n’étaient chargées que de tâches annexes (cantinières, infirmières...) et n’étaient pas considérées comme « membres à part entière » des forces armées. Elles servaient en tant que personnel auxiliaire, sans véritable statut, à de rares exceptions près (Maryse Bastié, Maryse Hilsz, Paulette Bray-Bouquet et Claire Roman étaient sous-lieutenant dans l'armée). L’initiative pour donner une opportunité professionnelle de grande ampleur aux femmes pilotes et parachutistes de tous horizons a été lancée par la Marquise de Noailles ; elle créa au sein de la Croix rouge française les infirmières pilotes parachutistes secouristes de l’air (IPSA).
Pendant la Seconde Guerre Mondiale, les femmes se voient attribuer de nouveaux rôles et servent à titre civil. Les contingents féminins et masculins sont rigoureusement séparés dans la plupart des armées. Leurs missions divergent aussi. Les seules femmes pilotes qui combattirent pendant la guerre, officiellement et en grand nombre (plus de 400), furent les soviétiques. En effet, le communisme arguant que la femme est l'égal de l'homme, les femmes reclamèrent leurs droits. Staline mit du temps à accepter les femmes en tant que combattantes à part entière mais les femmes étaient déjà pilotes militaires avant la guerre, en tant que convoyeuses et instructrices notamment.
Au début de la guerre, il y avait donc déjà des centaines de femmes pilotes expérimentées en Union Soviétique. Elles avaient beaucoup d'experience, la propagande communiste les avaient poussées à battre de nombreux records pour lesquels elles s'étaient entrainées pendant des années. Il y avait aussi des femmes pilotes d'essai en Union Soviétique (Nina Roussakova par exemple) mais aussi en Allemagne, où tous les moyens étaient mis à contribution de l'effort de guerre pour atteindre une supériorité technique, jusqu'à forcer une pilote allemande juive à collaborer contre sa volonté. Il s'agissait de Melitta Schenk, Comtesse Von Stauffenberg par son mariage. Son mari et son beau-frère avec d'autres hommes fomentèrent un attentat contre Hitler. On raconte aussi que l'aviatrice devait apporter son concours à l'attentat mais une mauvaise météo l'aurait empêcher de rejoindre les autres membres du groupe par la voie des airs. Tous les Von Stauffenberg adultes furent déportés à l'exception de Melitta qui, grâce à sa position, réussit à sauver les enfants de ses belles-soeurs. Elle fut abbatue par un appareil americain en 1945.
Le général Vuillemin, chef d’état-major de l’armée de l’air française, fit préparer un décret au mois de novembre 1939 qui autorisait l’incorporation des femmes pilotes dans l’armée de l’air. Il fut signé le 15 juin 1940. En 1941, le chef d’état-major de l’armée de l’air créa un corps indépendant de pilotes volontaires féminines. Avant la débâcle, les jeunes femmes volontaires de ce corps accomplirent des missions de convoyages, comme le firent les ATA  (Air Transport Auxiliaries) dans l'armée britannique, les WAFS et les WASP dans l'armée mericaine et d'autres femmes dans plusieurs armées. En revanche, les roumaines convoyèrent des blessés, mais elles n'étaient pas plus d'une dizaine, triées sur le volet, leur régiment fut surnommé l'Escadrille Blanche. Elles n'étaient pas militaires mais portaient l'uniforme au cas où elles seraient abattues en territoire ennemi. Des civiles auraient été executées pour espionnage.

C’est le 27 juin 1944 que les forces françaises féminines de l’air ont été intégrées aux forces aériennes françaises libres.
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, sur proposition du ministre de l’air Charles Tillon, le général de Gaulle recruta en 1945 des femmes pilotes parmi les meilleures aviatrices françaises. Le 10 octobre et le 24 novembre, Maryse Hilsz et Maryse Bastié y furent incorporées avec le grade de lieutenant, tout comme d'autres pilotes de renom (Suzanne Melk, Yvonne Jourjon, Anne-Marie Imbrecq, Andrée Dupeyron, Geneviève Lefevre-Sellier, Elisabeth Lion et Elisabeth Boselli). 
Le conflit en Indochine fut le théâtre pour les aviatrices de nouveaux hauts-faits d’armes. Titulaire d’un brevet de pilote d’hélicoptère, Valérie André participa ainsi comme médecin et pilote à de nombreuses évacuations sanitaires dans des conditions extrêmes avant d’être, bien plus tard en 1981, la première femme à porter les étoiles de général. Par ailleurs, les convoyeuses de l'air s'illustrèrent jusque sur le théâtre de la plus tristement célèbre bataille de Dien Bien Phu, comme Genevièvre de Galard.
Jacqueline Auriol une nouvelle incarnation de l'aviatrice après-guerre. Elle fut brevetée en mars 1948, reçut son brevet de pilote militaire en septembre 1949, son brevet de pilote d’essai en 1955 et son brevet de pilote de ligne en septembre 1961. Parmi ses exploits, on peut citer son lâcher sur avion à réaction le 30 avril 1951, le passage du mur du son deux ans plus tard et différents records féminins de vitesse, dont le dernier fut réalisé le 14 juin 1963 sur Mirage III R à 2 030 km/h. Sa plus grande adversaire était Jacqueline Cochran, la célèbre aviatrice américaine qui avait pour ambition de devenir la plus grande aviatrice de tous les temps. Jackie Cochran avait fait partie des convoyeuses alliées dès 1941 avec les ATA britanniques.

Commandant Ida Genty-Rossi - Témoignage d’une figure de l’armée de l’air française

Elle les a tous connus ou presque : Jean Mermoz, Antoine de Saint-Exupéry, Maryse Bastié, Adrienne Bolland, Hélène Boucher, le général Valin... maryse-hilsz.jpg ida-genty-rossi.jpg Pour le commandant Ida Genty-Rossi, agée aujourd’hui de 90 ans, ce fut en quelque sorte ses « camarades de l’air ». Rentrée dans l’armée de l’air comme officier, elle travaillat sans relâche pour l’intégration des femmes dans l’armée de l’air, que ce soit pour leur reconnaissance professionnelle (livret individuel, carnet de notes, solde identique à celle des hommes) ou encore leur crédibilité vestimentaire (bottes et béret, à l’époque). Aux côtés de son mari, le colonel Robert Rossi-Levallois, elle participa activement à la résistance française pendant la Seconde Guerre mondiale. Chef des forces françaises de l’intérieur pour la région Provence, son mari n’eut pourtant pas la chance d’échapper aux horreurs de la guerre et fut fusillé le 18 juillet 1944. Un jour, il avait dit à son épouse pour justifier son action au sein des FFL : « Il n’y a pas que notre fils, il y a tous les enfants de la France qui ont faim ! ». Une promotion de l’école de l’air porte d’ailleurs le nom de « Colonel Rossi-Levallois » ; une autre, celui de son épouse. Amie proche de Maryse Bastié, le commandant Ida Genty-Rossi échappe encore de peu à la mort en 1952 quand elle renonce à accompagner l’aviatrice à bord d’un avion prototype parce que son jeune fils était alors malade. Ce fut en effet le dernier vol de Maryse Bastié. Veuve pour la deuxième fois du colonel Robert Genty, décédé le 14 décembre 2001, Grande Médaille d’or de l’Espace et professeur de mécanique spatiale, le commandant Ida Genty-Rossi est Présidente d’honneur et marraine de l’aéroclub « Colonel Robert Rossi-Levallois » à Salon-de-Provence. Officier de la Légion d’Honneur, Commandeur de l’Ordre National du Mérite, Médaille de la Résistance, Médaille de l’aéronautique, Croix de guerre 39-45 (deux citations), Croix du combattant volontaire de la Résistance, Médaille des anciens combattants et engagée volontaire de la résistance en 1942, le commandant Ida Genty-Rossi eut une vie noble et bien remplie.

Jacqueline Auriol et Jacqueline Cochran - Pilotes d'essai

Jacqueline Cochran (" Jackie ") se disait orpheline. En realité, elle ne l'était pas et on ne connaît pas exactement sa date de naissance. Sa famille était pauvre. Elle n'a obtenu aucun diplôme. Pourtant, elle fut la femme la plus récompensée, tant par ses exploits civils que pour son engagement durant la seconde guerre mondiale. En 1953, Jacqueline Cochran pulvérise le mur du son à bord d'un F-86 Sabre (Photo 6). En 1961, elle bat un autre record de vitesse sur un F-104 G Starfighter à 1 429 Km/h (Photo 7), largement au-dessus du mur du son... Photo 8: L'USAF a filé des F-104 à la Luftwaffe (l'Allemagne d'après guerre) jusque dans les années 1980. Les pilotes allemands ont battu un autre record avec cet appareil : plus de 270 Starfighter se sont écrasés et presque autant de pilotes ont été tués.

Jacqueline Cochran a obtenu son brevet de pilote en 1932. En 1938, elle bat tous les records de vitesse et de distance " contre les hordes de mâles concurrents " et devint " le modèle d'un nouveau type de femme " (citations de l'époque). Elle fut la première à réussir un atterrissage sans visibilité. En 1941, elle s'engage dans l'USAF et pilote des bombardiers en Angleterre (Royal Air Force), avec le grade de capitaine. Elle a ensuite été chargée de former d'autres pilotes femmes. De retour aux USA, en 1943, elle fut nommée directeur de l'Armée de l'Air des Femmes (Les Guêpes)... À la fin de la guerre, elle s'est engagée pour défendre le pacifisme et les libertés en Europe, comme correspondante pour des magazines. Elle fut la première "civile" à obtenir le grade de colonel dans l'USAF. Elle fut saluée par de nombreux pays.
Pendant 15 ans, les deux "Jacqueline" (Auriol, France et Cochran, USA) vont se livrer un duel (amical) à bord des meilleurs avions supersoniques. Jacqueline Auriol fut récompensée à trois reprises par le Président des Etats-Unis et par le Harmon Trophy.
Jacqueline Douet est née le 5 novembre 1917 à Challand, en Vendée. Elle se mariera avec Paul Auriol, le fils du président de la République Vincent Auriol. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Jacqueline Auriol, ayant échappé à la Gestapo, s'engagea dans la Résistance. Elle obtint son brevet de pilote en mars 1948. Le 11 juillet 1949, elle fut victime, en tant que passagère, d'un accident d'hydravion qui rata son amerrissage sur le plan d'eau des Mureaux. Jacqueline fut gravement blessée et totalement défigurée. Elle dut subir 22 opérations chirurgicales aux Etats-Unis. Pourtant, Jacqueline Auriol ne renonça pas à sa passion. Entre deux opérations aux Etats-Unis, elle passa avec succès son brevet de pilote d'hélicoptère et obtint la qualification pour piloter des avions à réaction. Le 15 août 1953, elle passe le mur du son sur un Dassault Mystère II, deux mois après l'américaine Jacqueline Cochran. En 1955, elle devint la première femme pilote d'essai française. Le 31 mars 1955, Jacqueline Auriol bat un record de vitesse à 1151 km/h sur un Dassault Mystère IV-N au-dessus de Brétigny. Le 11 mai 1957, après un autre record de vitesse à bord d'un Vampire, elle fut intégrée au Centre d'Essais en Vol (CEV) de Brétigny-sur-Orge, où elle restera jusqu'en 1971. En 1963, Jacqueline Auriol atteint 2037,7 km/h sur un Dassault Mirage III-R. Jacqueline Auriol s'est éteinte le 11 février 2000 à l'âge de 82 ans. Elle restera, comme sa rivale et amie Jacqueline Cochran, une grande figure de l'aviation et surtout une femme extraordinaire.

Biographies d'Aviatrices Célèbres de la Méditerranée

De nombreuses aviatrices ont marqué l'histoire de l'aviation. Les Méditerranéennes ne sont ,bien sûr, pas en reste. Beaucoup de noms mériteraient d'être rappelés. Tout d'abord, voici une liste des premières femmes pilotes des pays de la Méditerranée dans chacun des pays de la Méditerranée :

France - Elise Deroche en 1910
Italie - Rosina Ferrario en 1913
Espagne - Mari Pepa de Colomer 1931
Egypte - Lotfia Al-Nadi 1933
Turquie - Sabiha Gökçen 1936
Israël - Zahara Lbitob 1947
Maroc - Touria Chaoui 1951
Algérie - Marylise Ben Haïm (dite Myriam Ben) 1953
Albanie Grèce Syrie Liban Monaco Gibraltar Malte Chypre Tunisie Libye

Hélène Boucher - Jeune fille française (France)
Toujours plus loin, plus vite, pour la gloire des ailes françaises

Hélène Boucher est née le 23 mai 1908, à Paris. Son père est architecte et les revenus de la famille sont plus que corrects. Léno, c'est son surnom, a un grand frère, Noël. On dit de Léno qu'elle est courageuse, parfois désinvolte même. Elle s'intéresse à la couture. A l'âge de neuf ans, elle fait elle-même ses propres robes et décide un jour d'offrir à sa mère une robe de sa confection. Son père accepte de le lui acheter le tissu, tout de même inquiet. La petite fille est déçue du résultat, elle voudrait être douée dès le début. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle elle se dispute avec sa mère à propos de ses cours de piano : si elle n'est pas une virtuose, elle ne voit pas l'intérêt de prendre des cours ; c'est trop frustrant. Son père l'initie au dessin, elle est plutôt douée, mais les conseils contradictoires de son professeur et de son père l'agacent vite ; elle ne veut plus en entendre parler. 
A l'âge de douze ans elle se glisse dans la remise et prend la motocyclette de son père. Elle démarre et ses parents n'ont que le temps de voir la pré-adolescente partir sur la route. Elle revient à la maison sans problème. Ses parents ne la grondent même pas, trop contents qu'il ne lui soit rien arrivé. Léno est douée, a observé son père et son frère. Elle ne sait pas seulement conduire, mais elle sait  comment fonctionne la motocyclette. A 16 ans, son père lui paye son permis de conduire et les moteurs n'ont bientôt plus de secrets pour elle.
C'est une jeune femme vive et intelligente. Elle arrête ses études à 16 ans, n'en concevant pas l'intérêt. Elle demande à son père de l'envoyer an Angleterre pour s'y perfectionner en anglais. Elle se dit que cela lui sera peut-être utile dans sa vie professionnelle car elle n'est pas mauvaise en anglais à l'école. La traversée, par bateau, la terrorise, elle a le mal de mer.
Son séjour dure trois mois, elle envoie des courriers à ses parents régulièrement en disant que tout va bien, mais ses parents se rendent bien compte qu'elle n'est pas si bien. Elle n'est plus la petite fille dorlotée par ses parents et amis qui l'adorent. C'est la première fois qu'elle quitte son foyer aussi longtemps, mais elle ne se plaint pas. Elle ne se plaindrait surtout pas des conséquences de son propre choix. Elle est de loin la plus douée des élèves, avec une moyenne de 76 sur 100. Léno parle même de trouver un travail sur place, mais finalement elle n'est pas engagée comme jeune fille aupair et doit se résoudre à reprendre le bateau pour rentrer.
Léno cherche sa vocation. Elle ne sait pas vers quoi s'orienter. Elle repense à la couture, mais elle sait que pour y exceller il faudrait qu'elle travaille de longues années. Elle dit un jour : " Je ne veux pas me confiner dans la mediocrité, il me faut la réussite totale ou rien ". Sa mère lui demande pourquoi elle ne fonde pas tout simplement une famille avec un homme de son choix. Elle ne manque pas de charme. Les prétendants sont nombreux, mais la jeune femme ne veut même pas y penser. Elle ne se voit pas épouse ou mère, même si elle n'est pas contre se marier et avoir des enfants plus tard, elle veut d'abord se faire une situation et ne conçoit pas d'avoir pour seule activité les devoirs d'une femme au foyer. Elle dira aussi à cette époque : " Maman, il me semble que ma vie ne sera jamais assez longue pour faire tout ce que je voudrais entreprendre ".

Lorsque Léno apprend le décès d'un ami de son frère qu'elle connaissait dans un accident aérien, c'est la révélation. Léno sera aviatrice et vengera son ami. Elle l'annonce à ses parents qui prennent peur,. Est-ce une situation ? N'est-ce pas périlleux ? Est-ce un métier de fille ? Léno réplique et annonce qu'elle veut défendre les couleurs de la France, au même titre que les aviatrices qui font parler d'elles à cette époque : Adrienne Bolland, Maryse Bastié et Maryse Hilsz. Elle cite même la malheureuse Léna Bernstein, qui s'est suicidée un peu plus tôt, endettée.
Voilà ce que disait Jacques Mortane à propos d'Hélène Boucher :
" Ne croyez pas qu'Hélène Boucher fût un garçon manqué, comme pourraient le faire supposer certains traits de son caractère. Si, dans les cirsconstances graves de la vie, elle déployait plus d'energie qu'un homme, dans la vie ordinaire, elle restait la délicieuse jeune fille, distinguée, instruite, modeste, spirituelle, dont l'esprit de répartie, exempt de méchanceté, faisait rechercher la société. Jamais on ne s'adressa en vain à son coeur. Elle était heureuse de rendre service, de se devouer mais n'aimait pas être remerciée. Elle adoptait parfois un masque dur pour cacher son émotion. Elle était sensible, elle haïssait la sensiblerie ".
Elle fait son baptême de l'air le 4 juillet 1930 avec Le Folcavez sur un Gipsy Moth. Le 20 mars suivant elle prend son premier cours de pilotage et, le 21 juillet 1931, obtient son brevet de pilote. Les épreuves ne sont pas très difficiles : totaliser 30 atterrissages, effectuer une montée et une descente de 600 mètres au ralenti, puis une série de cinq huit à moins de deux-cent mètres. Elle atteint le niveau supérieur le 30 juin 1932 en passant son brevet de pilote de transport public requérant cent heures de vol, dont des heures de vol de nuit.
Le 18 juillet 1932, elle part pour Londres et achète un appareil anglais d'occasion, un Avro. Elle a conscience que son appareil ne vaut pas un clou mais c'est tout ce qu'elle peut s'offrir. En plus, les Anglais ont su lui vendre l'appareil en lui vantant ses records passés (un Londres - Le Cap notamment), mais l'appareil n'en est pas moins en mauvais état. Immatriculé G-ABIE (n°491), il fut enregistré les 4 et 5 mai 1931 comme appareil accidenté à Enesh, en Egypte. L'appareil avait bien fait le trajet Londres - Le Cap avec Tommy Rose aux commandes mais le retour s'était arrêté en Egypte. Il avait retenté ce raid en 1936, avec succès, sur un Miles Falcon. L'Avro, quant à lui, avait déjà été endommagé en Afrique, un peu plus tôt, du 18 au 20 février 1931, au Bostwana (peut-être lors du même record).
Quatre jours plus tard, Léno participe au Rallye aérien Caen - Deauville, mais elle a un problème avec son moteur. N'ayant plus d'huile, elle doit donc trouver un champ pour un atterrissage d'urgence et attendre qu'on lui apporte de l'huile pour redecoller. Cela prend du temps mais bientôt elle redecolle. Le moteur n'est pas de cet avis, elle ne prend pas assez de vitesse. En face se trouvent des arbes. Si elle tente d'éviter le bosquet en virant, elle risque de perdre de la vitesse, de décrocher et à cette hauteur, c'est la mort. L'appareil finit dans les arbres, mais plus de peur que de mal. En revanche, son avion est endommagé.
Ce n'est pas ce genre de choses qui décourage l'aviatrice. Elle déclare : « J'ai fait la seule manoeuvre normale. Il n'y a pas lieu de s'étonner que ceux qui ont à choisir entre la vie et la mort optent pour la première ! ».  Cependant, elle doit faire réparer son Avro en Angleterre, ce qui lui coûte très cher.
1933
13 février : Raid Paris-Saïgon, stoppé à Bagdad à cause d'ennuis mécaniques graves, le moteur de l'Avro est mort. Les autorités anglaises n'aident pas Hélène. Ils mettent même de la mauvaise volonté à aider l'aviatrice qui veut rentrer à Paris avec son appareil (les frais d'un rapatriement sont trop élevés). Pendant plusieurs semaines ses parents n'ont plus de nouvelles de la jeune Hélène, le père se renseigne au ministère de l'Air, on lui réplique que puisque sa fille à choisit un appareil anglais qu'elle se débrouille avec eux ! A l'ambassade d'Angleterre on se renseigne pour Mr Boucher, on passe des appels à l'étranger sans rien obtenir de clair. On tend une facture de 300 fr à Mr Boucher. Une fois Hélène rentrée (elle arrive à Paris sans prévenir le 29 avril, avec un avion à bout de souffle), elle dit à son père de ne surtout pas payer cette facture, que c'est un abus, qu'elle s'en charge. Hélène Boucher appelle un de ses amis en Afrique du Nord et se renseigne sur les frais engagés par les français en général pour secourir des anglaises (l'aviatrice Lady Heath) puis elle communique ces détails à l'ambassade d'Angleterre et on ne l'ennuie plus.
Le journal de son voyage des disponible en ligne (format pdf) : http://www.helene-boucher.com/documents/journal.pdf.
Hélène Boucher ramène son Avro Avian en Angleterre à ceux à qui elle l'a acheté pour s'en débarrasser définitivement. Ce n'est pas un appareil fiable. En octobre 1934 on retrouve l'appareil aux mains Mr S. P. Jackson qui tente un raid Londres - Australie, il quitte Croydon le 18 octobre. Bizarrement, en décembre 1934, le certificat de navigabilité de l'avion est définitivement retiré ! L'appareil était alors basé à Croydon. En creusant encore on retrouve trace d'un accident en Italie en novembre 1934. Il semble donc que Léno avait raison : cet Avro Avian n'était pas fiable !
2 juillet : les 12 heures d'Angers, Hélène Boucher se place deuxième de peu sur un Mauboussin-Zodiac de 60 CV.
2 août : Record du Monde d'Altitude féminin
1934
8 juillet : Record du Monde de Vitesse sur 1000 km pendant les douze heures d'Angers
8 août : Record du Monde de Vitesse sur 100 km et 1000 km toutes catégories, remportant dans la foulée la Coupe Deutsch de la Meurthe

10 août : Hélène Boucher bat le Record de Vitesse Pur (sur 3 km) détenu auparavant par l'americaine May Haizlip, célèbre pilote de courses aériennes aux Etats-Unis.

Le 30 novembre 1934, Hélène Boucher s'entraine sur son Caudron Rafale. Elle va devoir en faire la démonstration pour Caudron devant des clients japonais. Alors qu'elle s'apprête à atterrire, elle décroche et s'écrase dans un bosquet. Tout le monde se précipite, l'aviatrice respire encore mais est inconsciente. Elle décède dans l'ambulance.
Hélène Boucher est décorée à titre posthume de la Légion d'Honneur, voici la citation qui l'accompagne :
Pilote aviatrice : 3 ans de pratique professionnelle. Pilote de haute classe, a mis au service de l'aviation française sa foi ardente et son audace réfléchie. A donné toute sa mesure au cours de sa brève carrière. Victorieuse de nombreuses compétitions, a ramené six records à la France, en particulier le record international vitesse toutes catégories sur 1 000 km avec 409 km/h. A donné sa vie à la cause qu'elle avait vaillamment défendue. A été citée à l'ordre de la nation.
Des extraits du livre de Jacques Mortane sur la vie d'Hélène Boucher sont accessibles librement sur la BNF :
(pages 26 à 32) : http://gallica2.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5421016p.image.r=%22H%C3%A9l%C3%A8ne+Boucher%22.f25.langFR

Lotfia Al-Nadi – Soif de Liberté (Egypte)

Lotfia Al-Nadi (لطفية النادي‎) est née en 1907 au Caire, en Egypte. Elle suit des cours de langue dans une école presbyterienne américaine réservée aux jeunes filles située square Ramses. C'est à cette époque qu'elle entendit parler d'aviation et surtout d'Aviatrices et c'est alors qu'elle se dit que si d'autres pouvaient devenir pilotes alors pourquoi pas elle ? La légende veut qu'elle ait fait son premier vol sur un biplace en se cachant dans l'appareil et en ne révélant sa présence au pilote qu'après le décollage ce qui en soit semble improbable (et dangereux) mais pas impossible selon le type d'appareil. Selon la plupart des versions, en 1933, la jeune Lotfia Al-Nadi travaillait comme opératrice dans une compagnie de téléphone ce qui lui permettait d'avoir une relative indépendance financière. Elle décida de prendre des cours de pilotage pour être libre selon elle mais sachant que son père s'y opposerait et étant majeure elle ne lui en fit pas part et pretexta que ses absences bi-hebdomadaires étaient dûes à un nouveau cours qu'elle suivait.

Elle volait sur un Gipsy Moth à l'aéroclub Misr Airwork, compagnie encore balbutiante (créée en 1932) mais appelée à devenir la seconde compagnie aérienne d'Afrique et la seconde compagnie aérienne des Pays Arabes. Lotfia Al-Nadi vole déjà seule en septembre 1933 et obtient bientôt le brevet de pilote n°34. Le magazine anglais Flight la présente comme unique aviatrice égyptienne, cependant certaines sources citent d'autres noms d'aviatrices égyptiennes à la même époque (Nafisah Ghamrawi notamment).

En 1934, Lotfia Al-Nadi continue de passionner les journalistes du monde entier et surtout ceux de l'hebdomaire Flight. Elle participe à des courses aériennes (notamment au Rallye des Oasis) et à d'autres évenements aéronautiques, en avril elle emporte son premier passager, Mohamed Sultan Bey, qu'elle emmène survoler les pyramides. Dans le même temps à Alexandrie sur l'aérodrome de Dekhela, deux jeunes femmes commencent les cours de pilotage, Miss Maxwell et Miss Francis. En mai, Lotfia Al-Nadi se rend en Angleterre, à Heston tout d'abord, avec pour projet de battre le record de la néo-zelandaise Jean Batten en ralliant l'Australie depuis l'Angleterre en moins de 14 jours, ayant déjà son brevet A, elle espére passer prochainement son brevet B.

En 1937, elle participe encore au Rallye des Oasis sur un biplan monomoteur de 130 CV : un De Havilland Hornet Moth selon le magazine Flight. Il s'agissait certainement de l'Hornet Moth DH.87B (n°8057) immatriculé SU-ABT (SU signifie que l'avion est enregistré en Egypte) dont elle était la propriétaire. D'autres femmes pilotes étaient présentes parmis lesquelles la française Geneviève du Manoir sur Caudron Aiglon (ancienne patineuse sur glace).

L'année suivante, un problème médical l'aurait empêché de poursuivre sa carrière aéronautique. On retrouve sa trace en Suisse où elle vécut pendant de nombreuses années, à Lausanne, elle vécut aussi pendant quelques années avec son frère au Canada. Elle ne s'est jamais mariée mais s'est eteinte entourée par sa famille et ses amis en 2002 au Caire. En 1996, un film a été tourné sur sa vie « Take-Off from the Sand » (60 minutes, 35mm, par Georges Wageh). Un extrait de ce reportage est accessible en ligne sur plusieurs sites : http://www.metacafe.com/watch/1615644/leading_arab_women_lotfia_elnadi/ .

D'autres femmes musulmanes avant elles avaient apprit à piloter un avion comme par exemple l'azéri Leïla Memmedbeyova (1909 - 1989) qui vola pour la première fois en 1931 à Bakou et pratiquait aussi le parachutisme (gagnante de la compétition de saut en parachute organisée par les nations sud-caucasiennes en 1934). De nombreuses aviatrices soviétiques prirent part à la Seconde Guerre Mondiale en tant que pilotes de combats, navigatrices, pilotes de transport ou encore instructrices mais à ce moment là Leïla Memmedbeyova avait déjà quatre enfants à charge, elle en eut six en tout, deux de ses fils devinrent pilotes de combat (Firudin et Xanlar). Elle reste cependant instructrice à Bakou même pendant la guerre, elle entraîne des jeunes gens au pilotage et au parachutisme dont un grand nombre prennent part au conflit mondial. Elle vole pour la dernière fois en 1949. Pendant les trente années qui suivent elle ne cesse de s'investir dans l'Aviation azéri pourtant. Elle devient vice-présidente de la branche du DOSAAF (société paramilitaire soviétique) à Bakou en 1961.

Touria Chaoui – Jeune femme engagée (Maroc)


Touria Chaoui, pilote à 16 ans deviens l'héroïne nationale du Maroc. Issue d'une famille de la bourgeoisie touriaptt.jpg marocaine, Touria est née le 14 Décembre 1936 à Fès. Après des étudesprimaires classiques, elle entama la partie secondaire jusqu'au brevet. Depuis son plus jeune âge, Touria avait la passion pour tout ce qui volait, sensible au moindre bruit d'un avion survolant la médina de Fès et qu'on pouvait apercevoir par les larges patios qui caractérisent ces maisons fassies. Cette passion va s'intensifier jusqu'à l'exigence de prendre des cours de pilotage. La seule école de pilotage était la base de "Tit Mellil", dans la région de Casablanca. Le Maroc étant sous protectorat français à l'époque, il était difficile d'inscrire une jeune fille marocaine à cette école, réservée à l'élite française vivant au Maroc. La chance de Touria fut d'avoir un père avant-gardiste à tout point de vue, feu Abdelwahed Chaoui qui fut l'un des premiers journalistes marocains d'expression française (journal : Le courrier du Maroc, édité à Fès). Le plus important reste sa contribution à la promotion du théâtre marocain car il en fut l'un touriapiper.jpg des pionniers (écrivain, metteur en scène, acteur). Le réalisateur français Svoboda décide de tourner un film en 1948 à Fès, "La septième porte". Il offre à Abdelwahed Chaoui un rôle important auprès de Georges Marchal et Maria Casares. Le rôle représentant le personnage de Maria Casares enfant fut donné à Touria, oui Touria Chaoui, alors qu'elle avait 13 ans. Il devenait évident qu'un tel environnement permettrait à Touria de donner libre cours à sa vocation d'aviatrice. En 1952, alors âgée de seize ans, Touria est consacrée première aviatrice marocaine. Elle a réussi, malgré tous les obstacles liés à sa condition de jeune marocaine, les épreuves de l'école de pilotage de Tit Mellil. Les journaux du monde entier ont relaté l'évènement. Touria reçut les félicitations de toutes les organisations féminines. Elle reçut entre autre une photo dédicacée du pilote d'essai français et nièce du président de la république francaise Vincent Auriol, Jacqueline Auriol. Bien sûr, le roi du Maroc, SM Mohammed V la reçoit au
palais pour la féliciter, ainsi que les princesses lala Aïcha et lala Malika. Les événements politiques de l'époque et l'exil du roi Mohammed V, transformèrent Touria en un symbole féminin, en Touria la militante pour l'indépendance du Maroc qui n'hésita pas à jeter des tracts depuis son avion au dessus de Casablanca pour le retour du roi. Le 1er Mars 1956, veille de l'indépendance du Maroc, Touria est lâchement assassinée par balles à bout portant au volant de sa voiture, alors qu'elle ramenait son jeune frère de 11 ans au domicile familial. Il était assis à ses côtés et riait avec elle, la ville était en fête car le lendemain marquait le retour du souverain. Il se souvient juste de cette joie d'être ensemble et de deux bruits de "pétards"...Touria eut une vie courte, puisqu'elle mourut à l'âge de  dix neuf ans, mais combien riche et passionnée. Certes elle a été oubliée par la plupart de ses contenporains mais c'est peut être pour mieux renaître et servir d'exemple à la nouvelle génération.
L’équipe de l'E.F.M FOXTROT AVIATION© a encore eu beaucoup d’émotion en découvrant les archives du film « La Septième porte », dans lequel Touria CHAOUI, à l’âge de 13 ans, joue le rôle de Maria CASARES enfant.
On la voit dans les images émouvantes du Best Off où elle travaille son texte avec son papa Abdelwahed CHAOUI, qui joue aussi un rôle important dans le film. Les LES DOCUMENTS CINÉMATOGRAPHIQUES© sont éditeurs du film (Deux versions tournées simultanément en Français avec des acteurs français et en Arabe avec des acteurs arabes, dont Gabsi BACHIR ou Kaltoum). Le best off « Jeux de sable » relate les coulisses du tournage au Maroc, avec une agréable surprise, la visite du jeune roi Hassan II. Le DVD en préparation devrait contenir des photos et témoignages sur Touria CHAOUI.

Marylise Ben Haïm – Persévérance et Maîtrise de Soi (Algérie)

Marylise Ben Haïm est née à Alger le 10 octobre 1928, ses deux parents sont juifs, son père Moïse Ben Haïm est berbère, sa mère Sultana Stora est andalouse. Elle est la troisième d'une fratrie de quatre. Au début de la guerre elle est élève au lycée Fromentin à Alger qu'elle doit quitter du fait de ses origines à cause du régime de Vichy. Dans le même temps, elle rejoint les jeunesses communistes clandestines d'Alger (son frère en est secretaire). Le débarquement allié en Algérie a lieu le 8 novembre 1942, l'année suivante Marylise Ben Haïm reprend les cours puis elle suit une formation d'institutrice tout en poursuivant ses études en philosophie à l'Université d'Alger.

Dés 1946, elle veut s'inscrire à l'aéroclub d'Alger mais son père est contre, elle est encore mineure (la majorité est fixée à 21 ans à l'époque), elle attendra donc trois ans puis encore deux ans pour que son inscription soit effective. En effet, elle doit être parrainée par deux personnes, deux membres des « Vieilles Tiges » dont le président de l'Aéroclub en prendront la responsabilité.

Après 15 heures de vol elle obtient son premier degré puis à trente heure le second. Elle doit à cette occasion accomplir un vol aller-retour de 200 km d'Alger à Orléansville comprenant trois atterrissages et trois décollages (Boufarik, Mouzaïaville et Blida). Ce vol comprend la traversée du Zaccar à 1700 m d'altitude. Un radio navigant d'Air Algérie passe son examen le même jour qu'elle, il se perd en confondant un affluent du Chélif avec le Chélif lui-même. A ce moment-là à l'Aéroclub tout le monde pense qu'il s'agit de Marylise mais son examen se déroule sans embûche.

Pour payer ses cours de pilotage elle fait comme d'autres élèves de l'aéroclub, elle fait des baptêmes de l'air. Cependant certaines personnes ne font pas confiance a une jeune femme pilote. Cela ne l'empêche pas de s'initier à la voltige aérienne avec le chef-pilote, un ancien de l'Escadrille d'Etampes. Elle déclarera plus tard « La pratique du pilotage a été très importante pour moi sur le plan psychologique et du caractère; c'est une école de persévérance et de maîtrise de soi. »

En 1952, elle reçoit sa première affectation en tant qu'institutrice suppléante. Son école est dans un village, Aboutville, elle est dans un mauvais état général mais la jeune femme est motivée. Les paysans n'osent pas envoyer leurs enfants à l'école car ils n'ont pas de chaussures, la jeune femme va les chercher jusque chez eux.

A partir de 1954, les engagements politiques de Marylise Ben Haïm l'obligent à prendre le maquis, elle stoppe sons activité aéronautique et ne la reprendra pas. Elle émigrera en France puis par la suite deviendra une écrivaine et une peintre reconnue. Marylise Ben Haïm est décédée le 19 novembre 2001.

Par FOXTROTPRESS© - Publié dans : Femmes pilotes d'hier
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